Suite du cours de tectonique, voir les divers chapitres sous la
catégorie « les continents bougent »
La tectonique est-elle récente ? J’avais déjà écrit un chapitre préhistorique
ici, en évoquant la création de certaines espèces vivantes, dont l’Homme fait
malheureusement partie. Certains auraient pus voir, dans cette partie du cours
de tectonique, une négation de la théorie de Darwin, l’évolution. Il n’en ait
rien, puisque la tectonique est elle-même une évolution, les continents au
départ ne formaient qu’une seule terre, la Pangée, avant de subir le mouvement
tectonique. Il faut bien imaginer cela, une sorte d’énorme discothèque, où
auraient pu séjourner les Américains, les Cubains, Hugo Chavez, Henry Ford, les
Russes, les Tchétchènes, les Nord et Sud Coréens, les Indiens d’Amériques, les
Cow-boys, les Tibétains, Les Chinois, les Irlandais du Nord et ceux du Sud, les
gars de Neuilly et ceux de Saint-Denis, les Weight-Watcheuses et les accrocs aux
chips, les Légionnaires et les chèvres. Une liste non exhaustive, mais
suffisamment explicite pour comprendre la complexité de cette situation.
Heureusement que l’évolution est là, pour limiter la casse, celle-ci éloigna les
antagonismes dés le départ.
L’Amérique fut peuplée d’Incas, de Sioux, de Hurons, d’Iroquois, de Ottawas, du
premier au dernier des Mohicans et de Maya l’abeille. Les caribous, bisons,
phénix, anacondas et chiwawas y vivaient en parfaite harmonie. L’Afrique
concentra tous les peuples Esclaves, la future Racaille, les diamants de
Président, les Berbères et les Pygmées. Les rhinocéros, girafes, scarabées du
désert, fourmis rouges anthropophages et autres banalités animales y ruminaient
en toute liberté. En Asie, ce fut un peu plus complexe, mais la topographie du
lieu aida au morcellement, d’un côté tous les gars jaunes aux yeux bridés, avec
des bouts de jungle propice à de futurs terrains de jeux, un autre côté avec des
gars en turban, du pétrole et des déserts, propices, également, à de futurs
terrains de jeux, au milieu une zone égarée, les Indes, que certains rêvaient
d’atteindre pour en ramener des morceaux. Aux Indes rugissait le tigre en
pyjama, chez les turbans le chameau et le dromadaire se partageaient les courses
de taxis, le yeti saccageait les pistes de ski dans l’Himalaya pendant
qu’ailleurs les habitants écoutaient le riz pousser. Quatre autres zones furent
encore crées par l’évolution, deux zones Froides pour donner un air de crème
glacée à la Terre, vue par les extra-terrestres. Une zone habitée par des restes
préhistoriques, entourée d’eau, comme les douves d’un château, pour éviter que
les hommes et animaux de ce parc jurassique ne s’échappent, elle était tellement
bien protégée qu’elle servit de prison à une époque. Le kangourou y sautait, ce
gros lièvre ayant lu la mésaventure de son confrère dans la fable Le lièvre et
la tortue, se laissa pousser les pattes arrière, pour ne pas que pareille
connerie lui arrive.
Et enfin, la dernière région, nombril du Monde, concentra toute la population
blanche, de confession judéo-chrétino-laïquo-protesto-nombriliste. Dès le
départ, cette région n’allait pas être facile à gérer, pas de pétrole, aucun
diamant, pas de mine d’or, pas d’animaux exotiques, une population blanche du
nord au sud, tout le monde se ressemblait. Du coup, chacun voulait y être Roi ou
Empereur. Sur les autres zones tectoniques il y avait aussi des Chefs, mais
ceux-ci se partageaient la tâche, Roi des Incas, Chef de tribus, Reine des
Mayas, Reine de Saba, Roi d’Ecosse (oui, l’Ecosse eut un roi africain, le
dernier), Sultans de diverses régions et ainsi que divers Empereurs Chinois,
Japonais ou du Centre de l’Afrique. Alors que dans la plaque Européenne, les
luttes, pour être le plus blanc et pouvoir régner auprès de la Mère Denis,
étaient incessantes.
Cette soif de pouvoir amènera les habitants du nombril du Monde à tenter de
conquérir les autres zones de la Terre. Les animaux vivants dans cette plaque
Europe n’ont jamais pus fermer les yeux ni de jour, ni de nuit, tellement le
blanc faisait du boucan, une vraie boule de nerfs.
Nous verrons, dans un prochain épisode, comment la pensée
judéo-chrétino-laïquo-protesto-nombriliste se propagea à travers les plaques
tectoniques, ce qui fut le début de la dérive des continents.
Liza, La cantine littéraire
Il y a 15 heures
