Personne ??....
Non, il y a quand même un petit coin qui résiste à Forest, les quartier des Marconisoths.
Mais il y a aussi un groupe de personnes totalement indifférentes au sort du Quartier Marconi, les Saint-Denisois.
Les Saint-Denisois sont des combattants, des résistants. Ils vivent au sein d’une communauté abyssale, la populace les appelle les Elus. Ces Chevaliers et Chevalières combattent des monstres, des hordes de sauvages venus du Quartier Marconi, les Marconisoths.
Les assaillants attaquent jour et nuit, même quand les Saint-Denisois dorment, même quand les Marconisoths dorment !
Oui, vous avez bien lu, les sauvages habitants du Quartier Marconi souffrent terriblement de somnambulisme, ils ne se rendent compte de rien...
Parfois, rarement, les Saint-Denisois et les Maraconisoths signent une trêve, le temps d’une réunion, mais dès que le temps de brocantes arrivent, les pactes, traités de paix et autres parchemins sont oubliés, la bataille fait rage.
Les Saint-Denisois ont toujours remporté les batailles, c’est pour cela qu’on les surnomme les Elus. Mais les Marconisoths ne meurent jamais, ils s’affaiblissent, leur nombre diminue, mais leur sauvagerie légendaire reste intacte.
En ce mois de septembre, de l’an de grâce deux mille huit, les Saint-Denisois se réunissent autour de l’Abbaye, qui leur sert d’armurerie. Ils aiguisent, façonnent et fondent le fer, avec lequel ils fabriqueront leurs armes. En ce mois de septembre, les Saint-Denisois ont reçus des renforts, une petite armée est réunie à un poste avancé. Cette milice, les Monégasques, festoie et ripaille, en pensant avec moquerie aux Marconisoths. L’on peut entendre dans la foule les slogans hostiles et valeureux des fiers Monégasques : « Les Marconisoths sont zots » ou « Les Marconisoths sont des cochons » ou encore « Les Marconisoths on vous pendra ».
Le poste avancé des Monégasques s’est barricadé en ce vingtième jour de septembre, Monte-Carlo protègera Saint-Denis des incursions nauséabondes des Marconisoths. Les barricades sont faites de barrières Nadar, volées à l’ennemi, le Quartier Marconi. Du coup, les Marconisoths sont affaiblis, plus moyen de se réunir en masse, plus moyen de prétendre gagner quelques menus écus grâce à la brocante prévue, les fonds vont manquer, ...après les combattants.
La mine triste, les Marconisoths ont perdus une bataille, ils regardent les traces encore fraîche de la bataille : des détritus, du vieux bois, des panneaux signalant l’interdiction de stationnement, la banderole ornée des armoiries du Quartier n’est plus. Le Quartier Marconi, reprend sa vie pèpère de quartier oublié. Les journalistes ne viendront plus compter les papiers gras qui jonchent le sol, ne viendront plus examiner les bâtiments remplis d’espions à la solde des Saint-Denisois, ces mêmes espions qui sèment la terreur chez les Marconisoths ; Les vols, viols, tueries à l’arme blanche, saccages de carrosses, vols de chevaux et diverses razzias se comptent par centaines.
Les Elus sont presque les maîtres des lieux, ils ne leur restent plus qu’à mettre la main sur la bourse de Marconisoths et à brûler leur quartier général, la Maison Marconi.
En attendant la fin, la capitulation, les Marconisoths vaquent à leurs occupation habituelles, pour tromper l’ennui…non, j’ai voulu dire l’ennemi. Les courses aux Carrefour, Delhaize, Lidl, Aldi, Champion ou Match se feront normalement. Les Marconisoths ne se réuniront pas entre eux, certains iront pactiser avec les Monégasques et les Saint-Denisois, histoire de festoyer leur défaite.
Les Marconisoths sont ainsi, sauvages, sales, mais pas rancuniers. Normal, les cordons de leur bourse ne tient plus qu’à un fil, alors c’est pas grave si certains iront reluire les armures des Saint-Denisois et des petits Monégasques.
Prochaine bataille, au printemps, faites des réserves de pâtes et de riz, on ne sait jamais…





